Faire cohabiter des systèmes de compréhension, de décision et d’action — sans alourdir les processus.
Communiquer interculturellement ne consiste pas à adapter quelques mots ou à connaître des usages locaux. En contexte santé international, il s’agit de faire cohabiter des systèmes complets de compréhension, de décision et d’action. Chaque culture — nationale, professionnelle, organisationnelle — porte ses propres manières de cadrer un problème, de produire de la preuve, de décider, de hiérarchiser les priorités et de conduire les projets.
Ces systèmes s’entrecroisent en permanence dans les laboratoires, medtechs et organisations de santé : entre sièges et filiales, entre fonctions médicales, réglementaires et opérationnelles, entre cultures scientifiques et managériales. Les difficultés observées ne sont donc pas des “accidents de communication”, mais des effets systémiques, répétitifs, et coûteux.
Le terrain réel : réunions, distanciel, écrits, feedback, décisions — les frictions naissent dans le quotidien.
Contrairement à une idée répandue, les problèmes interculturels n’apparaissent pas d’abord dans les grands moments stratégiques, mais dans les activités quotidiennes, répétitives et banalisées. Ce sont ces situations ordinaires qui cristallisent les écarts de systèmes.
C’est précisément parce que ces situations sont répétitives qu’elles deviennent coûteuses : les incompréhensions s’accumulent, les corrections se multiplient, la fatigue relationnelle s’installe.
Le point clé : ce ne sont pas des incidents isolés, mais des effets chroniques liés à des systèmes de référence différents.
Réduire les malentendus, stabiliser les décisions, préserver la crédibilité : des pratiques simples, opérables, répétables.
Dans le secteur santé, les difficultés quotidiennes sont amplifiées par des contraintes fortes : exigences réglementaires, responsabilité scientifique, enjeux éthiques et charge émotionnelle élevée. Chaque réunion, chaque écrit, chaque prise de parole engage la crédibilité de l’organisation et la lisibilité des décisions.
La coopération entre sièges, filiales et sites internationaux repose sur des interactions répétées : comités, points projets, reportings, échanges informels. Sans clarification des logiques de fonctionnement, ces interactions deviennent des lieux de friction. Une communication interculturelle structurée permet d’aligner les attentes, de clarifier les marges de manœuvre et de stabiliser les pratiques de travail.
Savoir s'accorder au systèmes d'écoute de ses publics internationaux.
En santé, chaque prise de parole publique ou interne est une traduction de système. Elle doit rendre compréhensible un cadre scientifique, réglementaire ou stratégique à des interlocuteurs qui n’en partagent pas nécessairement les codes. L’enjeu est d’être précis sans être dogmatique, prudent sans être flou, clair sans être simpliste. Cette capacité conditionne l’autorité professionnelle et la crédibilité des intervenants à l’international.
Les équipes performantes ne sont pas celles qui évitent les différences, mais celles qui savent les rendre discutables et opérables au quotidien : reformulation, clarification des décisions, explicitation des critères d’évaluation, traitement ouvert des désaccords. Ces pratiques réduisent les malentendus et stabilisent la coopération.
Une approche pertinente ne travaille pas uniquement sur les comportements visibles, mais sur les systèmes qui s’expriment dans les interactions quotidiennes : réunions, distanciel, écrits, prises de parole. Elle relie les modèles culturels aux réalités opérationnelles du secteur santé et fournit des outils immédiatement applicables dans le quotidien professionnel.
Finalité stratégique :
Structurer les interactions ordinaires — réunions hebdomadaires, échanges Teams, emails, prises de parole récurrentes — pour sécuriser la coopération, préserver la crédibilité et soutenir durablement la performance collective au service de projets à forts enjeux humains.